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lundi 18 avril 2022

LES MINES DE BARYTINE DE MASSAC


Je reprends après une interruption de deux ans...

Cette promenade aux mines de baryte date du temps où les gouvernements n'avaient pas encore eu l'idée géniale d'enfermer les populations et de les maîtriser par la peur, quoique ce soient de vieilles recettes qui ont fait leurs preuves...la seule innovation étant la mondialisation du phénomène qui empêche d'aller voir ailleurs si c'est mieux (ou moins pire!)

Bref, je me rappelle d'une belle journée, ce qui n'a en soit rien d'exceptionnel;si le temps avait été pourri, on serait resté à la maison faire un bon repas! Nous partîmes à quatre escalader la colline de ce qui du être un enfer il n'y a pas si longtemps que ça.

Un sentier qui grimpe bien mène à La Machine Infernale, assez incongrue dans la garrigue qui a repris sa place; mais pas sans charme dans sa bizarrerie.




Fin février, la campagne est encore très calme, sans ces cochons d'oiseaux et d'insectes pour troubler votre sieste; j'imagine la chanson de la machine dans cette petite vallée.

On grimpe, on grimpe, on grimpe pour arriver à la mine. Non seulement les ouvriers creusaient, mais en plus,ils devaient escalader; je présume qu'ils empruntaient plutôt  une benne...


Mine avec vue imprenable

Le câble semble encore solide, mais comme nous sommes un peu crétins, nous avons préféré monter à pieds
 





Nous ne nous aventurâmes guère à l'intérieur de la mine pour ne pas réveiller les chauves-souris qui hibernent dans cette saison.
 

 

Cedeillan, au calme 

       



Le château de Peyrepertuse à l'horizon

Nous redescendîmes manger au lac de Massac, désert en cette saison. Je portais dans mon sac quelques échantillons de baryte pour la collection de cailloux qui décore mon jardin. Plus tard, un ami géologue les identifia immédiatement comme de la calcite! à chacun son métier...

En suivant la rivière qui mène au lac, nous découvrîmes cette portion de rails habilement recyclée en un confortable petit pont.

 

 Désolée pour la présentation, Blogger était capricieux, mais depuis les dernières "améliorations", c'est encore pire!

 

mercredi 26 février 2020

(LEUCATE) LA PROMENADE AU PHARE

                Bien que vivant non loin de la mer, ce n'est pas la côte qui m'attire le plus, peut être un certain effet de ma jeunesse mi-bretonne mi-provençale qui me fait dédaigner un peu injustement le Golfe du Lion, mais j'ai des excuses, qui a mis un jour les pieds sur la plage du Canet n'est pas incité à  y retourner de sa vie. Pourtant, à peu de distance, Leucate, le plateau et les falaises sont un rêve méditerranéen et j'y ai passé un très bon moment, en ce mois de février printanier.
                Pour m'y rendre, je suis passée par la zone commerciale de Claira et pensai, après le Barcares, avoir à emprunter une petite route serpentant entre les étangs . En fait, c'est plus une voie rapide qui n'a rien de bucolique, avec des zones d'une urbanité vulgarissime d'une part, et de forts beaux étangs de l'autre. Malgré l'acharnement à tout enlaidir, il reste encore de beaux vestiges mais de là à dire qu'on s'y sent bien...
                 Arrivée à Leucate, alors que je cherchais une boulangerie, je fus abordée par une aimable citoyenne qui me demanda ... si je cherchais la boulangerie; je l'interrogeai en riant sur ses capacités à lire dans mes pensées mais elle m'expliqua par quelles déductions logiques elle en était arrivée là. Ensuite, un croissant aux amandes au fond du sac, je commençais à m'interroger sur le chemin à suivre quand une autre Leucatoise me demanda où je voulais aller et m'indiqua la route. Je m'en allais bien vite avant que l'on ne passe à des déductions plus intimes ...
                  Grâce aux indications que je n'avais pas demandé, je me retrouvai sur le plateau à suivre un plaisant chemin bordé de murets. Les étangs apparurent au détour du chemin.



                 La principale culture de Leucate est le caillou. Là où certains prétendraient voir des traces d'activité pastorales,toute personne dotée d'un peu de bon sens se rend bien compte que le caillou pousse admirablement sur ces terres fertiles. Si l'on y fait rarement allusion, c'est qu'ils se vendent essentiellement au marché noir. Ce qui explique aussi la présence en ville de guetteuses déguisées en accortes ménagères qui interrogent subtilement l'étranger afin de percer ses intentions. Heureusement que dans mon ignorance, je n'ai pas fait allusion à la caillasse, je ne serais peut-être plus là pour raconter mes histoires.
                On n'est jamais trop prudent. Hier, je suis allée faire un petit tour du côté des cascades de Duilhac. Dans un coin isolé, je me suis faite coincer par une octogénaire armée d'un faisceau d'asperges sauvages qui, sous des dehors bon enfant, me demanda dans la même phrase si j'étais d'ici et si je cherchais des asperges. Je me vis perdue et, suant à grosses gouttes, je répondis affirmativement à la première question et négativement à la seconde, ce qui était un gros mensonge, vu que j'étais allée à Duilhac en repérage pour les asperges autant que pour la balade au moulin.. Bon, je m'en suis encore sortie, mais je mène parfois une vie dangereuse.

Photo interdite: magnifique récolte de cailloux  avant le ramassage
 La traversée du plateau est courte et bientôt on voit poindre la mer à travers la garrigue, on arrive sur les falaises, c'est éblouissant.



                                    MARE NOSTRUM!

    Je devrais dire "thalassa" étant donné que les Grecs ont découvert et nommé Leucate, mais si l'on nage tout droit, on doit arriver en Italie.



D'antiques voies bordent les falaises





D'un côté

de l'autre côté






           Arrivée sous ces pins où j'avais l'intention de pique-niquer, j'aperçus un escalier qui descendait vers la plage et l'idée de manger un sandwich au sable me parut irrésistible. Je vinardelisai un peu en descendant les marches puis pris mon déjeuner en compagnie de ce sympathique colchevis huppé (je viens d'apprendre son nom)



La plage était modérément surpeuplée et me convenait parfaitement



Retour vers Leucate



le Canigou


fontaine



En revenant, vision étrange du Canigou au dessus des étangs . La photo n'est pas de moi, j'ai loupé l'endroit où j'aurais pu m'arrêter facilement.


mardi 25 février 2020

SOULATGE, LE CHEMIN DE LA GIGUDE SE NOIE

                           Le 22 janvier 2020, une promenade humide interrompue par le débordement de la Gigude, ruisseau à sec une partie de l'année.

 Inspection du chemin : l'eau n'atteint pas le tablier du pont, on a vu pire!



mais pour la promenade le long du Verdouble, ce sera difficile...


retour sur le chemin de la Gigude; sur la droite de la photo, le chemin, sur la gauche, le ruisseau


l'eau est glacée ,le courant violent, je me débrouille pour passer par ailleurs mais plus loin le chemin est infranchissable. A ce stade, il y a autant d'eau dans mes bottes que dans la rivière!


retour sur mes pas





le lendemain, l'eau a suffisamment baissé pour que l'on puisse passer et que la ferme de la Gigude ne soit plus isolée, mais le courant est toujours fort.



le même endroit a retrouvé aujourd'hui son son état hivernal normal :


bien sur, quelques cailloux de plus ont dévalé de la falaise


mais mon préféré, ce vestige du fond des océans est encore accroché, jusqu'à la prochaine tempête?



bah, il est là depuis des millénaires, je ne suis pas totalement certaine de durer autant que lui...



lundi 8 juillet 2019

BOUCLE BUGARACH PAR SOUGRAINE, le pont romain


                    Une courte promenade pendant une période pluvieuse au mois de juin, par une belle journée garantie par madame Météo. Au matin, à l'est du Bugarach où j'ai mon terrier tout semblait beau, mais comme souvent les nuages s'étaient bloqués au col du Linas et il pluviotait quand je commençai à marcher, sans aucun vêtement de pluie. Un peu agacée, je décidai d'aller au moins jusqu'au pont romain, bonne idée puisque le chemin était en sous-bois et que la pluie cessa avant que je fusse trempée.



Ne serait-ce pas le château des templiers sur la colline de l'autre côté de la vallée? réponse quand j'y serais montée

encore le Bug, ça s'éclaircit!
             Je quitte le sentier pour descendre un raidillon qui me mène au pont romain de Bugarach  (construit en 1993 ap. JC;  le premier pont avait été détruit par la terrible crue de 1992.) 




             Je regrimpe le raidillon en pestant contre ces gens qui s'obstinent à placer leurs ponts et leurs rivières dans les fonds de vallée et arrive au hameau de la Vialasse que je surplombe depuis plus de trente ans quand je vais vers Rennes-les-Bains mais où je n'étais jamais descendue et m'a toujours un peu intrigué.

 pas de troquet, pas de boulanger-pâtissier aux délicieuses spécialités locales, pas de ciné,bref, un hameau comme tous les autres

             Je continue sur le sentier devenu chemin vers Sougraigne, change de direction et, me semble-t-il, change aussi de région, tant la diversité est grande d'une vallée à l'autre.


               Bien que ça apparaisse mal sur la photo, on peut distinguer les restes de murets qui endiguaient autrefois les ruisseaux et retournent à l'état de cailloux hasardeux au fil du temps; peu de chance qu'ils soient un jour restaurés, on en perdra vite la mémoire.



                De même, ce pavage du chemin dont la disparition un peu plus loin, laisse place à un étroit sentier se creusant en torrent désagréable à descendre mais qui passe encore par ici ?


      Un peu plus loin, j'envisageais de traverser à guet la rivière quand j'aperçus à deux pas ce pont qui, s'il n'est pas romain, fut néanmoins le bienvenu et me parut d'un luxe extrême (parfois, il en faut peu...)


                       A Sougraigne, je trouvai de l'eau et un banc pour le temps de manger. Malgré d'évidentes traces de présence humaine, je ne vis aucun autochtone. En l'absence de trace de violences et de désordres, j'en conclus assez logiquement que les habitants n'avaient pas été dévorés par La Bête, ni enlevés par des essstra-terrestres, ni décimés par la Peste Noire et qu'ils devaient simplement manger, comme je le faisais. L'anthropologie rurale est une science délicate car nul fumet délicieux ne venait taquiner mes narines, ce qui m'amène à conclure qu'on n'a vraiment rien à faire de la population d'un village incapable de vous faire saliver quand on le traverse à midi, alors, La Bête, L'Essstra-terrestre ou la Peste Noire peuvent bien les décimer, je m'en fous!

Sougraine, en commençant à remonter la colline pour retourner sur Bugarach
              Un chemin assez raide m'entraina dans la forêt; à ma grande surprise, il était balisé, ce qui me permet aujourd'hui de raconter ma promenade plutôt qu'errer encore dans les bois en cherchant la sortie; merci aux baliseurs ...



Sougraigne, de plus haut et la pointe du Cardoux, sauf erreur; en tout cas, ce n'est pas l'Everest

Bel hêtre


arbre dépressif mort par pendaison
montée, descente, retour sur le Bugarach, la météo avait raison, avec un peu de retard





                                                                       c'est fini!